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31films en compétition au FOFA 2017

Le festival d’Oran du film arabe qui célèbre cette année sa dixième édition prévoit la participation en compétition de 31 films entre long-métrages (11), courts métrages (10) et documentaires (10). Le programme a été rendu public mercredi 19 juillet lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’APC d’Oran par Brahim Seddiki, commissaire du festival en présence du maire d’Oran. Certains films seront présentés en avant première à l’instar de « En attendant les hirondelles » de Karim Moussaoui et « El ab » (le père) du Syrien Bassel el Khatib. «Cette 10ème édition est une étape importante », a indiqué le commissaire du festival estimant qu’il y avait un avant mais aussi un avenir et des perspectives prometteuses pour cette manifestation qui a fini par être consacrée et laisser son empreinte dans le monde du cinéma autant en Algérie qu’à l‘étranger. « Les cinéastes du Monde arabe se bousculent au portillon de ce festival », affirme le même responsable qui donne comme preuve les 500 films, toutes catégories confondues, envoyés à l’appréciation de la commission de sélection qui a fait appel à des experts et des cinéastes de renom pour les départager et n’en retenir au final qu’une trentaine. La nouveauté et la qualité ont été les critères sur la base desquels s’est effectuée la sélection, c’est-à-dire en dehors des considérations politiques qui continuent à miner les relations entre les pays arabes.

Des personnalités marquantes à la tête des jurys

N’empêche, affirme-t-on, les répercussions du contexte arabe sur la création cinématographique seront bien représentées. Les projections publiques auront lieu dans les salles habituelles, à savoir, le Maghreb, Es-saâda et la Cinémathèque. Le jury de la catégorie long-métrages sera présidé par Férid Boughedir, une figure emblématique du cinéma tunisien qui a également acquis une grande expérience pour la tâche qui lui a été confiée car il a déjà eu à participer au festival de Cannes pour ne citer que cette référence. D’autres personnalités marquantes figurent parmi les membres de ce jury à l’instar de Azouz Begag romancier mais aussi scénariste d’origine algérienne. Pour la catégorie court-métrage, le choix est porté sur Karim Traidia, réalisateur et scénariste algérien qui travaille en Hollande. Enfin le Palestinien Michel Khelifi présidera le jury des documentaires. Un des documentaires en compétition réalisé par Salim Aggar attire l’attention car traite des liens qu’a entretenus Youcef Chahine avec l’Algérie. Une série de films en majorité algériens seront projetés hors compétition et en plein air pour toucher un public plus large à l’instar de celui qui fréquente le jardin méditerranéen durant cette saison. Hormis Ben Badis, c’est le film égyptien « Mawlana » (notre seigneur) de Magdy Ahmed Ali adapté d’un texte de Brahim Aissa qui sera proposé au public d’Oran. Ce film a eu un grand succès dans son pays mais il a en même temps été à l’origine d’une grande polémique et c’est suffisant pour susciter le débat. Le FOFA compte également cette année s’exporter vers Mascara et Mostaganem, des villes voisines qui sont dotés de salles bien équipées pour recevoir les films mais aussi les réalisateurs ou les acteurs qui les présenteront. Par ailleurs comme il est d’usage, le festival prévoit d’honorer un certain nombre de personnalités ayant un lien direct ou indirect avec le cinéma. Pour cette dixième édition ce sera Hassan El Hassani, Bachar Brahim (Palestine), Mouloud Mammeri, Nadia Talbi, Karima Mokhtar (Egypte), Moussa Haddad, Hassan Benzerari et Izat El Alayli (Egypte). Hormis le casting prévu par le réalisateur iranien Djamel Chordja pour son prochain film sur Ahmed Bey, des activités parallèles viendront enrichir cette manifestation avec des ateliers de formation ou de réflexion mais aussi des conférence traitant de thématiques diverses dont notamment la critique cinématographique qui souffre du manque de revues spécialisées comme ce fut le cas jadis avec par exemple « les deux écrans » dans laquelle s’exprimait aussi des jeunes cinéastes de l’époque.

Yacine Cheikhbled

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