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Une 10ème édition pour faire le bilan et aller de l’avant

La cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du festival international d’Oran du film arabe(FIOFA) s’est déroulée, mardi soir au, Théâtre Régional Abdelkader Alloula, juste après le traditionnel passage par le tapis rouge et les séances photos. Tous les participants, invités inclus, certains plus connus que d’autres, se sont prêtés au jeu, au bonheur du public qui s’est amassé sur la place du premier novembre cherchant à immortaliser le moment. Un effet d’annonce supplémentaire pour un événement culturel aujourd’hui consacré dans la ville. «Il ne faut pas regarder seulement en arrière mais réfléchir à un avenir meilleur pour le cinéma arabe qui doit relever des défis de plus en plus importants», a indiqué Azzebdine Mihoubi, ministre de la Culture pour qui le destin de la «nation» arabe ne se joue pas uniquement sur le plan politique mais aussi à travers l’image.  «Le cinéma est là pour changer les mentalités», appuie-t-il. Se basant sur une volonté exprimée récemment par le Premier ministre, il promet d’instaurer de nouveaux mécanismes pour développer l’industrie cinématographique en Algérie mais en privilégiant la coproduction, un projet concret qui se souciera désormais de la qualité des travaux envisagés. «Nous devons réfléchir comme une seule famille», a souhaité le ministre qui opte également pour la diversification des sujets et des thématiques à traiter. Rendant hommage à ses prédécesseurs, notamment les fondateurs de la manifestation, Brahim Seddiki, commissaire du FIOFA, a indiqué de son côté que cette 10ème édition est aussi une occasion pour évaluer et capitaliser ce qui a été déjà réalisé afin d’aller de l’avant.

« Les films, mirroirs des sociétés »

Président du jury courts métrages, le cinéaste algérien Karim Traidia a souhaité la bienvenue aux jeunes qui souhaiteraient se former dans l’un des métiers du cinéma car des ateliers sont également prévus lors de cette édition(à l’hôtel Assala). Concernant la tâche qui lui a été confiée, le réalisateur algérien, se basant sur le fait qu’il ait déjà visionné certains des films en compétition, a estimé que la tâche sera difficile car le niveau est appréciable. Même constat chez le réalisateur palestinien Michel Khleifi, président du jury documentaires qui a invité le public à s’intéresser davantage à ce type de formats. En plus de la diversité et de la pertinence des sujets traités, le réalisateur palestinien souligne le côté humain qui caractérise les révoltes prises en considération dans ces films. «Les films de divertissement, en général commerciaux, n’ont pas besoin de festivals car ils touchent directement le public mais d’autres films ont une ambition beaucoup plus importante, celle de se constituer en miroir des sociétés en contribuant à décortiquer les situations politiques, sociales et culturelles qui prévalent dans les pays», explique, pour sa part, Férid Boughedir. Mais ce grand réalisateur tunisien ne manque pas d’humour en estimant que «les organisateurs du festival ont réalisé l’exploit et le miracle de placer un homme de petite taille au poste de président du jury des long-métrages ! ».

 

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