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« En attendant les hirondelles », le temps des incertitudes

Le long-métrage « En attendant les hirondelles » du réalisateur algérien Karim Moussaoui a été projeté mercredi à la salle Maghreb d’Oran. D’une durée de 113 minutes, ce film relate la réalité sociale que rencontre aujourd’hui l’Algérie à travers trois histoires qui passent le relais l’une à l’autre et qui sont à la fin reliées par la culpabilité.Le riche promoteur immobilier Mourad (Mohamed Djouhri) dont le passé et le présent se heurtent. Divorcé, ce dernier ne sait plus que faire de sa vie. Son fils, sur lequel il n’a plus de pouvoir, veut lâcher ses études. Sa compagne française ne veut plus rester en Algérie. La tragédie a débuté, quand Mourad a été témoin d’une agression. Il n’a pas pu prévenir la police, cela a fini par l’obséder. Lui succédera, la jeune Aïcha (Hania Amar) qui est tiraillée entre la voie de la raison et son cœur. Se retrouvant dans les bras de son ex aman, Djalil (Mehdi Ramdani), un jeune chauffeur qui l’a fait replonger dans un sentiment d’incertitude. La jeune amoureuse retrouve à la fin la raison et part retrouvé le nouveau fiancé. Enfin, il y a l’histoire Lde Dahmane (Hassan Kachach), un neurologue rattrapé par son passé tragique, à quelques jours de son mariage. Durant la décennie noire, il a été kidnappé et emmené au maquis par les terroristes pour faire des soins où il a croisé une femme (Nadia Kaci), qui a été elle aussi enlevée et violée par ces derniers. La femme s’est lancée à sa recherche afin de lui demander de donner un nom à son fils.

Ce que l’Algérie cache

Lors du débat qui a suivi la projection, le réalisateur a déclaré qu’il avait commencé à écrire le scénario en 2009. « Je me suis demandé comment une personne a pu traverser ces moments. j’ai voulu raconter ce qui se passe en réalité en Algérie car, j’ai ressenti que nous sommes entrain de traverser des moments d’incertitude qui pousse une personne à douter de lui et de ses choix », a-t-il déclaré. Selon lui, le film n’est pas une allusion au Printemps arabe « Je parle du printemps d’un individu, peut-être d’un pays, en attendant que de meilleurs jours arrivent » a-t-il confié.

M.D

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