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Ahmed Bejaoui, universitaire : « il faut rapatrier nos films… »

Lors de la rencontre sous le thème de « l’Archive et la numérisation des films », vendredi matin, au théâtre régional d’Oran, l’expert du 7e art, Ahmed Bejaoui, est revenu sur l’importance de rapatrier les archives nationales de l’étranger.

Combien de copies négatives possède l’Algérie à l’étranger ?

Nous avons entre 150 ou 200 films dans les laboratoires à l’étranger. Il faut les transférer dans de bonnes conditions. Il faut transférer aussi les copies négatives vers un DCP, pour pouvoir diffuser les films et les rendre accessibles au public.

Au cours de cette rencontre, vous avez évoqué la digitalisation des films algériens …

En ce qui concerne la digitalisation des films, nous avons par exemple, le film « festival panafricain » de William Klein, produit par l’Algérie, qui a été entièrement restauré mais avec le financement de la chaine ARTE qui le diffuse, internationalement. Ensuite, nous avons le film d’Assia Djebbar , « la Zarda ou Les chants de l’oubli » sorti en 1978, ce dernier est entrain de se faire numériser et archivé à Berlin. Nous avons également, eu récemment le film « Tahya Ya Didou » de Mohamed Zinet, dont on a retrouvé le négatif, stocké dans les caves de la mairie d’Alger, découvert l’année dernière par hasard. Ce qui a permis d’envoyer ce film en Italie afin d’en faire une vraie numérisation.

Est-ce qu’il existe une possibilité de faire rapatrier et garder ces films en Algérie ?

Malheureusement, tous les négatifs de nos films sont à l’étranger nous n’avons pas de laboratoire pour les préserver en Algérie. Il faut les rapatrier, mais pour cela il faut une volonté politique. Cela ne coûte pas beaucoup d’agent de créer une petite unité de laboratoire, je pense que pendant longtemps nous avons voulu faire travailler les industries étrangères, aujourd’hui, heureusement que nous avons un Premier ministre qui veut développer l’industrie du cinéma en Algérie.

M.D

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