Oran International Arabic Film Festival 2017 | El Achiq : Une enquête en temps de guerre
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El Achiq : Une enquête en temps de guerre

S’il ya une chose qui caractérise l’enquête policière, quelque soit son contexte, c’est bien les rebondissements et les fausses pistes mais encore, faut-il, qu’elles soient entraînantes. Le long métrage « El Achiq » de l’algérien Amar Sifodil, projeté samedi soir dans le cadre de la compétition officielle du FIOFA, manque un peu de piquant mais cette tentative reste quand-même inédite dans le contexte choisi, celui de la guerre de libération nationale, dans les années 1950. Cependant, il y a des symboles avec lesquels il n’est pas permis de jouer et c’est peut être ce qui a paradoxalement aussi constitué un frein à l’imagination créative des auteurs qui ont élaboré cette intrigue. Dans cette catégorie, le bien finit toujours par triompher sur le mal mais entre temps tous les coups sont permis. L’assassinat d’un jeune chanteur de Constantine, Mohamed Salah Benmesbah, prétendu proche du milieu des ultras de l’Algérie française la veille de la visite de Charles de Gaulle dans cette ville, constitue un terreau d’effervescence idéal pour une histoire de ce genre. Cependant le film ne fait parfois que la survoler rendant l’attente du spectateur quelque peu ennuyeuse. L’action est rare et les personnages semblent se mouvoir dans un univers étrange. Si beaucoup d’efforts ont été consentis pour reconstituer les décors, les costumes portés par les figurants et les accessoires (anciennes voitures, etc.) de l’époque, les plans trop serrés pour éviter les débordements temporels limitent par contre l’esthétique de l’espace urbain dans lequel est sensée se dérouler l’histoire. Cette façon de faire focalise un peu trop sur le jeu des acteurs qui doivent se surpasser dans l’expression corporelle. Campé par Aziz Boukrouni, le rôle du commissaire Khodja est central et cet acteur n’a pas trop déçu. C’est l’ensemble qui a du mal à fonctionner. L’enquête va évidemment rétablir la vérité mais pour l’avoir suggéré à maintes reprises, on sait d’avance que le coupable n’est pas le FLN dans le meurtre du chanteur. Yacine Cheikhbled