Oran International Arabic Film Festival 2017 | Mayel Ya Ghzayel» : Un héro, une terre
17570
rtl,post-template-default,single,single-post,postid-17570,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode-content-sidebar-responsive,columns-4,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.11.2.1,vc_responsive

Mayel Ya Ghzayel» : Un héro, une terre

Le film documentaire «Mayel Ya Ghzayel», réalisé par la libanaise Éliane Raheb, a été projeté dimanche soir à la cinémathèque d’Oran, dans le cadre de la compétition du 10e Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA). Cette projection révèle le quotidien un homme âgé, vivant dans l’un des hauts pics situés à Akkar, au Liban. Haïkal, un fermier chrétien, a l’allure de Henry Fonda, les mains noueuses, le regard d’un cow-boy, une espèce en voie de disparition. Habitant Shambouk, la dernière limite entre la Syrie et le Liban, il se consacre à ses terres. Il décide d’installer une ferme et restaurant. Malgré la poussière des camions qui passent tous les jours et la rudesse de l’hiver en plus des tensions sectaires et les répercussions de la crise syrienne sur les conditions politiques et économiques, Haïkal reste attaché à son sol. Éliane Raheb a filmé le quotidien de ce héro comme elle l’a décrit dans le débat après la projection. En le plongeant dans son intimité. Elle a parcouru les saisons, les a reproduites, pour traduire cet attachement qu’on peut avoir pour sa terre en dépit d’un cœur brisé après que le départ de l’épouse et de enfants. Le film, juste magnifique, montre des images intelligemment prise des champs et des montagnes qui resteront le seul espoir de cet homme. « Le documentaire était une sorte d’hommage à cet homme qui nous a quitté en 2008 », a précisé la réalisatrice. D.M.