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Archives : mémoire des films algériens dans les archives allemandes

L’universitaire Ahmed Bedjaoui a présidé ce vendredi 28 juillet, une rencontre sous le thème «Archives et numérisation des films : mémoire des films algériens dans les archives allemandes» au niveau théâtre régional Abdelkader Alloula d’Oran. « Il faut plaider pour un ordre nouveau international, concernant les archives, car ça coûte très cher et c’est hors de portée pour les pays du tiers monde. Il faut peut-être qu’un jour, les archives réalisées dans les colonies portugaises puissent revenir au pays, par exemple », a-t-il soutenu avant d’ajouter : « Il y’a un partage raisonnable qui doit être fait, il faut savoir que c’est la fin du 35 mm comme moyens de diffusion. Ils deviennent un moyen de stockage maintenant ». Birgit Kohler, responsable de la cinémathèque de Berlin, a pour sa part, parlé de l’expérience de la maison des archives de la cinémathèque de Berlin « Arsenal ». « Un grand nombre de films arabes, surtout les films algériens sont en ce moment entrain d’être numérisé et archivés. L’arsenal n’est pas une institution comme les autres. Elle existe depuis 1963, fondée par enthousiastes cinéphiles de l’époque. Elle une politique des archives et une programmation spécifique », a-t-elle précisé. «Nous faisons une programmation de la cinémathèque, qui comporte deux salles à Berlin, où on montre les films de toute l’histoire du cinéma. Nous avons aussi des archives qui peuvent se compter en 10.000 films, nous procédons au soutirage des films en allemand pour les donner aux réseaux cinématographique en Allemagne ce qui est important», a-t-elle indiqué. Le responsable de programmation du festival cinématographique de Berlin Markus Roof, a quant à lui, évoqué la numérisation et la restauration qui « demandent beaucoup de temps mais aussi beaucoup d’argent ». « Nous avant beaucoup de films de l’avant-garde. Nous les avons gardé dans le but de les protéger tels que les films chiliens dont nous possédons une collection. Aujourd’hui que leur politique a changé nous leur avons rendu ces copies. Ce qui est le cas aussi avec les films algériens », a-t-il dit. Quant à la chercheuse Alaâ Younès, elle a fait part de son expérience dans la recherche cinématographique en Allemagne. « Je travaille sur le plus grand nombre de films que nous pouvons trouver en langue arabe dans cette collection, nous avons beaucoup de films du Maghreb, surtout de l’Algérie » a-t-elle confié. M.D

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