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Merzak Allouache, président du jury, et Mohamed Hennidi, invité d’honneur

11ème Festival International d’Oran du film arabe

La présidence du jury de la 11ème édition du festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) a été, pour la catégorie des longs-métrages, confiée cette année au réalisateur algérien Merzak Allouache. C’est ce qui a été annoncé, ce samedi 21 juillet, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’APC d’Oran, par Brahim Sediki, commissaire du festival, à l’occasion de la présentation du programme officiel de cet événement prévu entre le 25 et le 31 juillet 2018. Deux films algériens sur 10 concourent au Wihr d’or dans cette catégorie contre 5 sur un total de 14 pour la catégorie des documentaires à laquelle on prête de plus en plus attention. 14 courts métrages ont également été sélectionnés pour participer à cette édition sous l’œil d’un jury qui sera présidé par l’actrice libanaise Takla Chamoun, assistée, entre autres, par l’écrivaine algérienne Maïsssa Bey. « Le FIOFA se maintient malgré les restrictions budgétaires dues à la crise financière tout en tenant ses promesses de rendre compte des réalités de la rue arabe, ses difficultés, ses craintes et ses espoirs », a déclaré le commissaire du festival rappelant également la concurrence des autres rendez-vous du genre organisés dans la même sphère, c’est-à-dire sans tenir compte des festivals dédiés au cinéma arabe mais qui se tiennent dans des pays occidentaux.

« Le vivre ensemble » célébré

En ayant su s’adapter aux nouvelles donnes économiques, le FIOFA reste pour les organisateurs un des plus grands rendez-vous du cinéma arabe qui reste dynamique malgré la situation difficiles vécues dans plusieurs pays de la région. En tout plus de 360 travaux ont été visionnés, discutés et analysés avant d’aboutir à la sélection qui a été présentée ce samedi et qui tient compte autant de la qualité artistique que des sujets traités. On a ainsi par exemple mis en avant la notion du vivre ensemble célébrée cette année en Algérie. La cérémonie d’ouverture se déroulera à la salle Maghreb (ex le Régent) et sera suivie par la projection hors compétition du film « Karma » du scénariste et réalisateur Egyptien Khaled Youcef, un élève de Youcef Chahine, ce qui explique la pertinence du thème traité dans ce film et qui cadre bien avec le souci du vivre ensemble en question. Habituellement, les cérémonies d’ouverture du FIOFA se déroulent au Théâtre Régional Abdelkader Alloula d’Oran(TRO) et sans projection mais la salle de ce bel édifice n’est pas vaste pour accueillir un nombre de plus en plus grand de cinéphiles et d’invités. La tradition des hommages sera néanmoins maintenue avec cette année un clin d’œil au réalisateur algérien Farouk Beloufa, auteur du célèbre long métrage « Nahla » et la grande artiste égyptienne Shadia qui a marqué de son empreinte les grands moments cinématographiques et musicaux de son pays. Yacine Cheikh Bled

Projections de films dans les wilayas voisines

Trois wilayas voisines d’Oran, Mascara, Mostaganem et Sidi Bel Abbes seront indirectement concernés par le FIOFA avec des projections diverses dont certaines en plein air. Le FIOFA veut élargir sa base en touchant un maximum de spectateurs. Ainsi le film « les Sept remparts de la citadelle » de Ahmed Rachedi sera projeté et sera suivi d’un débat avec le comédien Hassan Kechiche qui tient le rôle principal. A sidi Bel Abbes, on a prévu un programme avec une thématique portant sur « le cinéma et la femme » avec un hommage particulier qui sera rendu au réalisateur algérien Sid Ali Mazif , à qui on doit « Leila et les autres », une œuvre engagée en faveur de l’émancipation de la femme algérienne à une époque où les traditions avaient encore la peau dure. Là aussi un débat sera organisé avec des acteurs. Le jardin méditerranéen d’Oran, un lieu de détente familial, notamment en été, sera également rentabilisé avec une série de projections nocturnes tout le long du festival. Un autre aspect du FIOFA concerne les rencontres thématiques et la formation. Pour ce dernier cas, cette année, ce sont plus d’une centaine de jeunes qui bénéficieront d’ateliers de formation sur les métiers du cinéma et qui seront animés par des experts du monde arabe mais aussi du monde occidental : la grande Bretagne, les USA et la France.

Y. C-B.

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