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« Fan de Amoory» : Rien ne peut briser le rêve d’un enfant !

de Amer Salmeen Al-Murry

«Fan de Amoory» est le premier film de fiction de l’Emirati Amer Salmeen Al Murry. Il a été projeté lundi en compétition officielle du 11ème Fiofa en présence de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Alger qui a effectué le déplacement pour encourager ce travail soutenu par un grand acteurs de ce pays, Mansoor El Feeli, qui a interprété le rôle du père, et qui est présent au festival. Un enfant issu d’un milieu modeste rêve de devenir footballeur professionnel, sur les traces de son idole, le célèbre joueur Omara Abdulrahmane Al Amoodi, le n°10 du club Al Ain surnommé « Amoory ». Ce rêve peut paraitre banal est surtout réalisable dans des pays qui ont une longue tradition footballistique mais pas dans ce pays du Golfe dont l’expérience professionnelle ne dépasse pas une dizaine d’années. «Quel père peut risquer de laisser son fils s’investir dans le football sans aucune garantie de réussite ? » s’interroge l’acteur pour expliquer pourquoi autant de réticence de la part des familles qui comme, partout ailleurs, espèrent que leurs enfants deviennent des médecins, ingénieurs, etc. C’est finalement cela la morale de l’histoire : ne pas brimer les rêves des enfants. «C’est un modeste travail que j’ai l’honneur de présenter ici à Oran devant les films Algériens, Irakiens, Syriens, etc. », a souligné le réalisateur qui est également producteur. C’est son premier long métrage, sans passer par le court-métrage, mais Amer Salmeen Al-Murry connait bien, sur le plan technique, les secrets des tournages car il était réalisateur de documentaires. Il a également pratiqué le sport et a été même entraineur, ce qui, dit-il, l’a énormément aidé à diriger les enfants dans « Fan of Amoory ».

« Talent perdus »

Aux Emirats, les films américains et indiens rencontrent un grand succès. La formation de Amer Salmeen Al-Murry vient de ce mélange des deux styles. Il le dit lui-même, son film est différent de ce qui se fait dans son pays. On est dans le pays profond et donc loin des images d’une capitale flamboyante mais, explique-t-il, c’est le sujet qui l’impose : «tous les joueurs qui ont réussi aux Emirats sont issus de milieux modestes ou, à la limite, moyens mais traditionnels et c’est justement en pensant aux talents perdus que nous avons fait ce film», explique le réalisateur pour qui un habitant d’Abu Dhabi, ayant presque tout à sa disposition, ne rêve pas de la même manière. « Moi-même, j’étais sportif dans ma tendre jeunesse et j’ai même joué contre l’Algérie, un pays que j’ai aimé visiter. Je ne l’ai pas fais en tant que sportif mais je le fais aujourd’hui en tant que cinéaste», a-t-il confié.

Yacine Cheikh-Bled

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